IA et Fiscalité : Les banques investissent dans l’intelligence artificielle

23 octobre 2017
L’intelligence artificielle et fiscalité

L’intelligence artificielle et fiscalité

Les secteurs bancaire et juridique doivent faire face à des évolutions numériques considérables, afin de fournir des services plus performants à leur clientèle aguerrie aux nouvelles technologies et plus sensible à chacune des étapes du parcours de l’expérience client. Voici un tour d’horizon de développements ayant lieu dans des domaines tels que l’immobilier neuf, l’investissement locatif et la défiscalisation.

Les banques investissent dans l’intelligence artificielle

L’annonce d’un investissement initial, s’élevant à 20 millions d’euros en 2016, a été rendue publique par le Crédit Mutuel-CIC, suite à la signature d’un partenariat avec IBM concernant l’utilisation du système Watson d’intelligence artificielle. Il s’agit d’une première initiative émergeant du marché bancaire.

L’entente porte sur des outils d’analyse sémantique qui se concentreront sur les emails, afin de libérer de temps aux agents commerciaux. Ainsi, une partie des tâches seront effectuées par des « robots ». Ceci est rendu possible puisque l’outil Watson est en mesure de comprendre et de traiter le langage naturel. Ces nouvelles opportunités permettront aux institutions bancaires de mieux soutenir leurs collaborateurs, et par le fait même, de mieux desservir leur clientèle.

Le Crédit Mutuel entrevoit de poursuivre ce partenariat avec l’injection de plusieurs centaines de millions d’euros supplémentaires au cours des prochaines années.

H&R Block contribue à l’ajout de nouvelles compétences à Watson

Le champ d’action de la juridiction fiscale n’est pas de tout repos et peut engendrer des pertes significatives d’argent, de temps, voire engendrer des sanctions fiscales aux entreprises qui n’y accorde pas suffisamment d’importance.

L’intelligence artificielle Watson d’IBM affinera ses compétences en fiscalité grâce à un partenariat conclu avec H&R Block. Il s’agira de faire converger l’expérience fiscale de l’entreprise H&R Block avec les compétences cognitives propres à l’outil Watson. Celui-ci a été programmé pour comprendre les subtilités du langage de la fiscalité en profondeur, notamment par la mémorisation du code fiscal américain (qui comporte 74 000 pages). Watson pourra également soutenir les conseillers qui doivent composer avec une législation en évolution perpétuelle, ce qui n’est pas évident à concilier avec des horaires professionnels souvent très chargés.

Ce partenariat vise une expérience client nouvelle pour les clients. Dans un futur proche, il est envisagé que Watson parvienne à procéder aux paiements de taxes d’entreprises, puisse optimiser leur fiscalité en fonction de profils et besoins en obtenant entre autres une réduction d’impôt, et même compléter leurs déclarations d’impôts. Une autre possibilité consiste à investir dans une maison neuve pour défiscaliser en loi Pinel.

L’intelligence artificielle transformera le monde juridique

Une étude orchestrée par Day One auprès de 140 start-ups réparties dans 12 pays a démontré que les nouvelles technologies et l’intelligence artificielle contribuent à accélérer et faciliter plusieurs tâches du domaine juridique.

Les legaltechs sont favorisées en termes de partage d’information. Les juristes bénéficient de moteurs de recherche très performants, qui utilisent le langage naturel (c’est-à-dire une question formulée avec des mots courants) pour concocter des résultats d’une matière argumentée.

D’autres start-ups se concentrent sur la création d’outils facilitant la production de documents juridiques. Les outils conçus empruntent des techniques d’intelligence artificielle pour détecter, par exemple, des erreurs de rédaction. Cela a donné lieu à l’établissement de « chatbots ». Il s’agit d’un système qui repose sur l’automatisation des données pour répondre aux questions les plus fréquentes.

Toutefois, un des services les plus prometteurs consiste en l’aide à la décision. L’outil fournit une analyse détaillée des données statistiques en lien avec des jugements antérieurs. Ces avancées technologiques permettent d’améliorer considérablement le conseil en amont de contentieux.

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